Collaboration Caliban Midi – K. Danse / Création en chantier 2019-2020-2021

Jean Marc Matos – Thomas Peyruse     teaser pré écriture    One page

dossier    Première sortie de résidence exploratoire : 27 et 28 mars 2020 à 20h30, Théâtre le Ring, Toulouse

La poésie entre humain et machine

3 femmes-1 machine.

*Magh, co-création du chorégraphe Jean-Marc Matos et du roboticien Thomas Peyruse, met en scène trois interprètes-danseuses Lisa Biscaro Balle, Ambre Cazier et Marianne Masson en présence d’une machine atypique. Une occasion unique pour questionner notre relation comme humain, corps, face à cet objet capable de consommer de l’énergie pour se mouvoir, cet animal éternel. La pièce s’attache à explorer de nouvelles poésies sur cette relation souvent cantonnée à une dystopie Homme vs Machine.

Comment faire dialoguer ces différentes intelligences ? Celle de la matière, du corps, de l’animal avec celle de la machine. Comment construire ce dialogue entre le « vivant » et l’immortalité de la machine ? Comment explorer les relations « physiques » de réciprocité, fusion et conflit ?

À l’heure de l’intelligence artificielle, il s’agit de bousculer l’interface corps-machine.

Partenaires du projet :

  • Centre culturel Bellegarde – Toulouse (résidences et diffusion octobre 2020)
  • Quai des Savoirs – Toulouse (résidence de recherche)
  • Théâtre le Ring – Toulouse (résidence et première forme exploratoire mars 2020)
  • Théâtre Marcel Pagnol – Villeneuve-Tolosane (résidences et diffusion pour scolaires mai 2020)
  • La Grainerie – Balma (diffusion février 2021)
  • L’IRIT – Toulouse (partenaire scientifique et technologique)
  • LIRMM – Montpellier (partenaire technique)
  • Université de Montpellier, art/culture
  • INRIA – Bordeaux (partenaire technique)
  • Projet culturel numérique-Portes de Gascogne, Gers – démarche en cours
  • Théâtre de la Médiathèque de Samatan – Gers (résidences et diffusion saison 2020-2021)
  • CIRCA – Auch, démarche en cours
  • L’Usine – Tournefeuille, démarche en cours
  • La halle de la machine – Toulouse, projet original de collaboration en préparation

Partenaires institutionnels sollicités : Drac Occitanie, Ville de Toulouse, Conseil Régional Occitanie, Département de la Haute-Garonne, Toulouse Métropole, Institut Français.

Propos : Cette création se propose de répondre à l’idéologie prégnante et aliénante du micro-travail et à celle de la contrainte dans laquelle le corps féminin se voit bien souvent réifié.

Des corps artificiels, artificieux, qui renvoient à toute une tradition du corps mécanique, de l’automate (Heinrich Von Kleist, Loïe Fuller, le ballet triadique, etc.). …

Le « corps-objet », le « corps contraint ». Il s’agit de développer le potentiel subversif, entrevu derrière le dessein normatif du modèle habituel humain-machine. Mais aussi celui des  » 3 grâces » !

Le corps se faisant lui-même objet apparaît le plus apte à délivrer une part d’indicible et de provocation.

Entre « tragédie » et « jeu-comédie » (cf. le ballet Petrouchka), entre « humanité » et « marionnette », entre le grave et le léger, entre des moments de concentration et des moments de fête, le projet donne lieu à un spectacle, une performance, une installation plastique et un objet participatif.